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   A Ethyria, Aréthos s'apprêtait à rencontrer le duc de Roncenoir. Le sorcier, qui maintenant était au fait de la tentative avortée de Zylnyel de ressusciter son frère Maerwel, venait rendre compte de ces événements à Norbert et désirait persuader celui-ci que la reine des Ombres n'était finalement qu'une alliée en qui on ne pouvait guère accorder sa confiance. Il est vrai que le sorcier était responsable de l'échec de Zylnyel puisqu'il avait lui-même et volontairement mélangé les cendres de son frère avec celles d'un gobelin mort, ce qui le faisait beaucoup jubiler. Sa haine envers la nécromancienne était toujours aussi grande, il ne lui avait pas pardonné les faveurs que lui avait accordées Baal, le dieu des Enfers, ce qui l'avait rejeté lui, Aréthos dans le plus profond anonymat et loin à l'écart de la bienveillance du dieu.

   Aréthos cependant, ignorait la dernière apparition de Baal à la reine des Ombres. N'étant pas au fait de l'ultime conversation entre ses deux ennemis, il était loin de se douter que Zylnyel fut au courant qu'il était le responsable de son échec à ressusciter Maerwel ni que le dieu avait pressé la reine de se venger de lui. En outre, il était parfaitement ignorant du fait que Baal avait exigé de Zylnyel de lui offrir en holocauste Cédric, le frère de Roswyn et Bertrand, qu'elle avait porté à la tête de son armée des Ombres. Le sorcier était bien décidé d'en raconter le moins possible au duc de Roncenoir, tout au moins sur les faits dans lesquels il était lui-même personnellement impliqué.

   Le duc Norbert reçu donc le sorcier quelques jours avant son départ pour Cinaxa, où il devait se rendre afin de demander officiellement la main d'Eleonor, la fille du gouverneur Gildric. Faisant asseoir son âme damnée, le duc le dévisagea longuement avant d'entamer la conversation :

   - Aréthos, mon ami... Cela fait un bail que je n'ai eu de tes nouvelles... Et quelles sont celles dont tu viens me rendre compte ?

   Prenant un air sournois comme à son habitude, le sorcier répondit :

   - Ah Votre Majesté ! A qui donc pouvons-nous encore accorder notre confiance aujourd'hui ? Trahison... Tout n'est que trahison !

   Tout étonné du ton pris par Aréthos, Norbert de Roncenoir s'impatienta :

   - Voyons sorcier, au fait, de quoi parles-tu ?

   - Zylnyel, monseigneur... La reine des Ombres à qui vous avez confié les enfants de la paysanne Manon, fait bien peu de cas de vos recommandations. Vous lui aviez demandé de veiller à la sécurité des frères et soeurs du traître Bertrand mais elle n'a rien trouvé de mieux que de mettre le jeune Cédric à la tête de son armée des Ombres et lui faire courir les pires dangers. Vous n'êtes pas sans ignorer que les Ombres viennent de battre l'armée du Gobelin Ishtouk et qui croyez-vous était à la tête de l'armée de la reine? Le jeune Cédric en personne !

   - Que dis-tu là sorcier de malheur ?! Qu'a donc osé faire cette folle ? Même si ces enfants sont les frères et les soeurs de nos ennemis je tiens à les garder tous en vie... A ce sujet j'ai d'ailleurs pensé à un plan qui devrait me livrer la princesse Edwyna pieds et poings liés... Il semblerait que je sois entouré d'une bande d'incapables, le capitaine Hubert m'avait assuré qu'il pourrait facilement se saisir de cette Edwyna-Roswyn mais aux dernières nouvelles elle avait quitté Ixos. Hubert a dès lors perdu sa trace mais voilà que l'on vient de m'annoncer récemment sa réapparition à Rochegrise. J'ai donc décidé de m'occuper du cas de la princesse moi-même mais il n'est pas le moment que cette folle de Zylnyel ne vienne mettre à mal mes projets. Je la ferai mander lors de mon retour de Cinaxa afin qu'elle m'explique la raison de sa stupide décision d'ainsi mettre en danger la vie du frère de Bertrand. Et qu'as-tu d'autre comme information à m'apprendre ?

   Aréthos se tortilla en répondant :

   - Et bien... J'ai aussi appris que la nécromancienne voulait ressusciter mon frère Maerwel à la demande du dieu Baal mais je sais que sa tentative a échoué !

   - Les projets de Baal ne sont pas les miens, même si je lui demande quelquefois son appui. Je ne vois pas cependant en quoi Maerwel pourrait encore lui être utile, n'étais-tu pas toi-même son protégé ?

   - Il semblerait que Zylnyel m'ait remplacée dans les bonnes grâces du dieu des Enfers... Mais j'en ignore la raison ?!

   - Il ne manquait plus que cela, répondit le duc. En tout cas il n'est pas question que les jeunes gens restent en Ombrie. Une fois de plus, Zylnyel me déçoit, je ferai ramener les enfants de la paysanne Manon ici à Ethyria. Sous ma garde, ils pourront mieux me servir de monnaie d'échange !

 

*   *   *

 

   A Khal-maresh, capitale de l'Orcie, Braniek, le commandant en chef de toutes les troupes orques, venait de s'aliter, victime d'une étrange maladie qui le faisait beaucoup souffrir. Oumma, sa soeur, qui passait de longs moments en journée et en soirée au chevet de son frère, envoya chercher les meilleurs shamans de la capitale afin que ceux-ci puissent trouver un remède guérirait le commandant.

   Malgré tous les soins apportés, les différents remèdes concoctés et les nombreuses prières adressées au dieu Kalush, aucune amélioration ne semblait être apportée à la santé du chef, tout au plus restait-il dans un état plus ou moins stable. Cependant, son mal le faisait visiblement toujours souffrir car sa figure se déformait souvent en d'étranges grimaces qui apparaissaient subitement sur son visage. 

   Oumma s'inquiétait. De temps à autre, Braniek était pris de toux persistante et une légère bave verdâtre apparaissait alors aux commissures de ses lèvres. La jeune orque, qui soignait au mieux son frère fut prise de panique ne sachant plus que faire, jusqu'au jour où une nouvelle lui parvint de l'extérieur. On lui rapporta qu'une puissance sorcière régnant en Ombrie était dotée d'immenses pouvoirs de guérison et que dans certains cas elle pouvait même ressusciter un mort. Ne sachant plus vers qui se tourner et comprenant qu'à la longue son frère finirait par mourir, la jeune orque décida de faire appel à la dénommée Zylnyel et de la faire venir en Orcie afin de guérir Braniek.

   Au même moment, dans son château d'Ombrie, Zylnyel, qui ne se remettait que trop lentement de son échec de la tentative de ressusciter le sorcier Maerwel, n'arrêtait pas de penser à l'ultimatum que lui avait posé le dieu Baal. Celui-ci lui avait demandé de sacrifier soit son protégé Cédric, soit la jeune Gwendolyn, soeur de ce dernier. La reine, qui n'en avait encore soufflé mot au frère de Bertrand, souffrait énormément de cette situation et restait quelquefois alitée en pleine journée pendant plusieurs heures d'affilée, sans vouloir parler à quiconque.

   Ne comprenant rien à cet état dépressif de Zylnyel et pensant que cela était sans doute encore dû à son récent échec, Cédric en profita pour faire quelques recherches complémentaires dans les caves du château et un jour, pendant que la reine était endormie dans sa chambre, il fit signe à son frère Lothaire de l'accompagner. Tous deux se dirigèrent vers le bas des escaliers et s'arrêtèrent près de la porte derrière laquelle ils avaient entendu une étrange machinerie tout en mouvement.

   Lothaire demanda :

   - As-tu pris la clé qui se trouvait dans le coffret ?

   - Oui, répondit Cécric. J'espère qu'il s'agit de la bonne clé et qu'elle pourra ouvrir cette porte !

   Le fils de Manon introduisit le précieux objet dans la serrure et essaya en vain de le faire tourner vers la droite.

   - Par Aziza... Qu'es-ce que cela veut dire... Cette clé ne fonctionne pas ?!

   - Tu es certain ? Essaye encore !

   - Je ne peux pas presser plus fort, je risquerais de la casser... Je ne comprends pas pourquoi cette clé était enfermée dans un coffret si ce n'est pour ouvrir quelque chose d'important ?

   Lothaire réfléchissait. Très vite, il dit à son frère :

   - Et si tu faisais l'inverse ?   

   - L'inverse ?! Que veux-tu dire ?

   - Et bien, essaye de tourner cette clé vers la gauche comme si tu voulais la fermer.

   Sans répondre, Cédric tenta de suivre l'idée de son frère et bientôt, un déclic rapidement accompagné d'un autre, se fit entendre à l'intérieur de la serrure.

   - Mince alors, tu as raison ça a marché ?!

   Poussant le battant de la porte, les deux frères s'aventurèrent alors dans un petit couloir parfaitement éclairé et qui donnait sur une seconde porte derrière laquelle des bruits relativement élevés de pistons et d'engrenages se faisaient entendre en continu. Après avoir à nouveau utilisé la clé qui était en leur possession, Cédric et Lothaire hésitèrent un instant avant de s'avancer dans une grande pièce à l'intérieur de laquelle d'étranges éléments mécaniques s'activaient à tour de rôle. Sur chacun des côtés de la pièce, deux pylônes s'élevaient presque sur toute la hauteur de l'endroit. Ce qui frappa le plus les deux jeunes gens étaient les boules d'acier qui surmontaient chacun des pylônes et à partir desquelles des rayons de couleur blanchâtre et semblables à des éclairs d'orage, reliaient les mats entre eux, tantôt voyageant de la droite vers la gauche puis l'instant d'après reprenant le chemin opposé.

   Tout au bout de l'endroit, les deux jeunes gens virent une petite pièce annexe dans laquelle plusieurs écrans étaient parcourus par des signes et des formules incompréhensibles. Un petit être était assis face à un pupitre et parcourait attentivement les données qui s'affichaient devant lui.

   Cédric et Lothaire s'avancèrent lentement vers l'homme assis et lorsqu'ils s'approchèrent de lui ils s'aperçurent avec stupéfaction qu'il s'agissait d'un nain. Pas du tout étonné de voir deux étrangers entrer dans son lieu de travail, le petit homme dit :

   - J'ai toujours su qu'un jour ou l'autre quelqu'un franchirait la porte de cet endroit... Etes-vous des invités de Zylnyel ou également ses prisonniers ?

   Ce fut Cédric qui répondit :

   - Et bien... Nous nous considérons plutôt comme des prisonniers, bien que nous disposions d'une certaine liberté, à l'intérieur du château s'entend. Mais vous-même... qui êtes-vous et que faites vous dans cet endroit ? Es-ce vous qui maoeuvrez ce château dans l'espace... Comment tout ceci est-il possible ?!

   Le petit homme regarda le fils de Manon en souriant et lui dit :

   - C'est une très longue histoire et je ne sais si je puis me permettre de...

   - Je vous en prie, coupa Cédric. La reine repose dans ses appartements et je suis très curieux de vous entendre !

   - Et bien soit, répondit le nain. Mon nom est Bewolf mais on m'appelle aussi le ''Professeur''. Je suis originaire de la nouvelle cité souterraine de Néméya, dans le pays des Nains. J'étais à la recherche de pierres contenant un métal très important dont nous nous servons pour canaliser et emmagasiner l'énergie provenant des éclairs d'orage. Cette énergie, d'une puissance phénoménale m'a permise de réaliser de grands travaux dans la capitale dont notamment la possibilité de faire mouvoir n'importe quelle masse dans l'espace.

   Ayant eu vent de mes travaux, Zylnyel me fit enlever par ses Ombres alors que je me trouvais dans le Pays. Mes deux assistants purent s'échapper et j'espère pour eux qu'il aient pu rejoindre Néméya. Quant-à-moi, je fus contraint de construire toute cette machinerie qui allait permettre à la reine des Ombres de mouvoir sa demeure dans l'espace afin d'échapper ainsi à toute invasion provenant de l'extérieur.

   Les fils de Manon, ne perdant rien des explications de Bewolf étaient complètement sidérés par les dires de celui-ci. Cédric répondit :

   - Ainsi donc la légende concernant la cité souterraine des Nains serait bien réelle ? Votre peuple a donc pu reconstruire un endroit où il serait en sécurité et à l'abri de la convoitise des humains !

   - Vous êtes bien jeunes, répondit le Professeur. Sans doute n'êtes-vous pas totalement au fait des malheurs que nous avons subis et ce, par la faute de votre race en particulier !

   - Vous avez raison. Mais nous ne sommes pas responsables des malheurs que vous ont fait subir nos ancêtres. Soyez cependant certain, et si vous le voulez, que nous ferons tout notre possible pour vous faire sortir d'ici en même temps que nous puisque nous avons bien entendu, l'intention de nous échapper.

   - Oui, et sachez que je suis sensible à votre offre. Et puisque vous avez trouvé le moyen d'entrer ici je suppose que vous pourrez à nouveau me rejoindre. Faites-moi signe quand vous serez prêts, je pourrai alors faire atterrir le château et nous serons en mesure de le quitter. Je pourrai à ce moment tenter de rejoindre le pays des Nains mais sachez cependant, et ne vous en formalisez pas, que je ne pourrai vous révéler l'endroit où se trouve notre capitale Néméya, je ne voudrais en aucun cas mettre notre civilisation en péril. Je puis vous affirmer que nous n'avons aucune velléité d'expansion en Meruvia mais que nous voulons seulement pouvoir vivre en toute tranquillité.

   - N'ayez crainte, répondit Cédric. Nous veillerons à vous prévenir dès que possible et je pense que le plus vite serait le mieux. En effet, Zylnyel semble pour l'instant avoir quelques problèmes de santé et il ne fait pas de doute qu'elle soit en train de relâcher quelque peu son attention à notre sujet. Une question me chiffonne cependant, et vous seul pouvez y répondre... Une légende court en Meruvia qu'une fois le mois, le château se pose en un endroit de l'Ombrie et que cela est dû à la chevelure rousse de la reine qui donne sa teinte à la pleine lune, qu'en est-il exactement ?

   - Oh, il ne s'agit de cela qu'une légende que la reine aime à entretenir. C'est moi bien entendu, qui sur instruction de Zylnyel, fait atterrir le château chaque pleine lune pour une période de douze heures mais quant-à la couleur que prend la lune à ces moments-là, ce qui n'a pas beaucoup d'importance d'ailleurs, il ne s'agit là sans doute, que d'un artifice quelconque de la sorcière.

   - Je vois, répondit Cédric. Maintenant nous devons partir, j'ai peur que la reine ne s'éveille et ne s'aperçoive de notre absence. Gardez confiance Professeur, nous reprendrons très vite contact avec vous.

   Le lendemain, Zylnyel, ignorante de la rencontre des deux jeunes gens avec Bewolf, et qui s'apprêtait à recevoir une représentante du Pays des Orcs. ordonna au Professeur de faire atterrir le château à la frontière de l'Orcie. Etonnés, les enfants de Manon s'apprêtaient à retourner voir Bewolf quand la nécromancienne les fit arrêter par quelques-unes de ses Ombres et enfermer dans leur chambre. Zylnyel avait assuré à Cédric qu'il ne s'agissait là que d'une manoeuvre destinée à protéger la sécurité des jeunes gens car à cet instant les astres se révélaient être de nature menaçante à leur égard. Dépité, le fils de Manon essaya néanmoins de rassurer son frère Lothaire et ses deux soeurs Aliénor et Gwendolyn en leur disant que si ce n'était aujourd'hui, leur délivrance surviendrait bientôt un jour ou l'autre. Le seul regret que ressentait actuellement Cédric dans son for intérieur était l'espoir de fuite qu'il avait suscité chez le nain Bewolf et qui se révélait, du moins pour cette fois, échapper à une tentative réussie de quitter le Pays des Ombres.     

   - Je ne comprends pas pourquoi Zylnyel nous a fait enfermer, demanda Aliénor à son frère aîné. En quoi serions-nous menacés par les astres... Que veut dire tout ceci ?!

   Pensif , Cédric répondit :

   - J'ignore encore de quoi il s'agit mais j'ai l'impression que la reine, vu son attitude étrange à notre égard ces derniers jours, essaye de nous protéger de quelque chose. Je ne sais pas ce que cela pourrait être, mais je m'en inquiète réellement.

   Haussant les épaules, la jeune Gwendolyn dit alors :

   - Nous protéger de quoi ? Cette femme est folle... Es-ce une façon de traiter l'homme qu'elle vient de nommer chef de son armée ? 

   Puis, se mettant à pleurer, la jeune fille acheva, dans une élocution coupée de spasmes et de hoquets :

   - J'en ai assez... cela ne peut plus continuer ainsi... Quand allons-nous un jour revoir mère ?!  La reverrons-nous jamais, seulement ? 

   Cédric, s'avançant vers sa jeune soeur et la prenant dans ses bras afin de la réconforter, lui susurra à l'oreille :

   - Bientôt, petite soeur... Bientôt, je te le promets !

 

*   *   *



   Un peu plus tard, Zylnyel faisait entrer la petite délégation orque dans le château mais seule Oumma, fut autorisée à rejoindre les appartements de la reine. Après avoir vanté les qualités exceptionnelles de guérisseuse de la sorcière, qualités qui étaient louangées dans bien des régions extérieures à l'Ombrie, la soeur de Braniek expliqua avec force détails le mal dont souffrait son frère et assura Zylnyel d'une très forte récompense à lui octroyer si celle-ci daignait se présenter au chevet du malade.

   Après avoir écouté l'Orque très attentivement, la reine répondit :

   - A en juger par vos explications, cela semble être des effets dus à l'ingestion d'un poison agissant très lentement mais qui ne pourra conduire finalement qu'à une issue fatale si rien n'est fait dans l'immédiat. Si vos shamans n'ont jusqu'à présent pas pu être capables de guérir votre frère, je ne vois pas en quoi ma présence pourrait faire plus pour lui apporter une aide quelconque. Je ne peux pas quitter mon royaume pour l'instant car à sa demande, je dois bientôt rencontrer le duc de Roncenoir à Ethyria et il m'est impossible d'ignorer sa requête. Cependant, je vais vous donner un flacon d'un remède que j'ai moi-même concocté il y a déjà longtemps et qui permet d'apporter de très bons résultats dans la guérison de telles maladies. 

   - Sachez que nous vous serons éternellement reconnaissants, répondit Oumma. Quant-à la récompense que nous vous offrirons...

   - Je n'ai besoin ni d'or ni d'argent, coupa la reine. Cependant, il me vient à l'idée un grand service que vous pourriez me rendre en échange de mes soins.

   - Je vous en prie, répondit la soeur de Braniek. Dites-moi quel service pouvons-nous vous rendre, je m'engage à accepter toute demande de votre part.

   - Et bien voilà, répondit la reine. J'ai ici quelques protégés qui sont devenus...disons encombrants. J'aimerais que vous les emmeniez avec vous à Khal-maresh et que vous les gardiez jusqu'à nouvel ordre dans votre capitale sans qu'ils ne puissent s'en échapper. Attention cependant, j'exige qu'ils soient bien traités et ne manquent de rien !